vendredi 27 mars 2009

Le réveil -Chapitre 22-

« Je vous appelle pour vos résultats d'analyse sanguine.
-Oh déjà! Plaisantais-je.
-Victoria, ce que j'ai à vous dire est important.
-Oh mon dieu j'ai un cancer!
-Non non Victoria! Me répondit-il entre le rire et la gêne.
-Qu'est-ce que j'ai alors?
-Et bien Victoria, il semblerait au vue de vos analyses que vous soyez enceinte. »

Silence de ma part...

« Victoria, vous êtes là?
-Oui oui, mais ce n'est pas possible, je ne peux pas être enceinte. Vous êtes sur?
-Oui nous avons vérifié deux fois, il n'y a pas de doute possible, vous êtes enceinte de 5 semaines.
-oh! Fut tout ce que j'arrivais à articuler.
-J'aimerais que vous repassiez à mon cabinet dans les jours qui viennent afin de faire une échographie pour voir si tout va bien. 
-D'ac...d'accord. »

Je raccrochais, ne pouvant retenir mes larmes plus longtemps. Ce n'est pas possible, je ne m'en suis pas rendu compte, je prenais la pilule, enfin il m'était arrivé de l'oublier et de la prendre en décalé à cause des horaires du tournage...Comment n'avais-je même pas fait attention à mes règles qui n'étais pas venu? Qu'est-ce que j'allais faire? Je ne pouvais pas élever un enfant dans le marasme qu'étais ma vie à l'heure actuelle, j'avais quitté Rob et ...mon dieu est-ce que je devais lui en parler? Bien sur oui, il était aussi concerné que moi mais je ne voulais pas revenir avec lui sous prétexte qu'une chose qui grandissait dans mon ventre nous reliait. Et puis comment j'allais faire pour le travail? Nous devions tourner le troisième volet de la saga dans 5 mois, mais je serais énorme...Et puis je n'avais pas de chez moi à proprement parler. Les larmes coulaient en un flot continu sur mes joues, je tremblais,... je devais parler à quelqu'un. Aude était déjà partie au travail. Tant pis, je l'appelais.

« Aude, c'est moi! Lui dis-je en pleurs.
-Vick qu'est-ce qui se passe? Je viens juste de partir tout avait l'air d'aller.
-Le docteur a appelé Auda, je .... je suis...je suis enceinte.
-Oh mon dieu, ne bouge pas de l'appartement, j'arrive tout de suite. »

Trente minutes plus tard elle était là, tentant de sécher les larmes qui n'avais pas cessé de couler. J'aurais voulu rentrer dans un trou et ne jamais en sortir, je n'étais pas prête, je n'avais pas la situation qu'il fallait et je ne voulais pas d'enfant! J'avais du en garder étant plus jeune et je n'avais jamais été foutu d'apprécier ça. C'était simple, je n'aimais pas les enfants, ces trucs baveux qui pleurent sans cesse pour rien. Quand ça grandit ce n'est qu'une source à ennuis... Non je ne voulais pas.

Je passais la journée comme un zombie a errer dans l'appartement quand en fin de journée, je reçu un coup de fil d'Ashley. Je l'avais oublié

«Vick c'est moi, je suis à mon hôtel, prête pour sortir et je t'attend t'es où? 
-Oui Ash, excuse moi je t'ai oublié, j'ai un petit souci en fait. »
J'éclatais en pleurs, j'étais une véritable éponge aujourd'hui.
« Oh mon dieu Vick qu'est-ce qu'il y a? T'es où? C'est Rob c'est ça?
-Euh je suis chez mon amie Aude, Rob n'est pas étranger à tout ça non.
-J'arrive ne bouge pas.
-Non ne te dérange pas, je suis entouré ça va. Et surtout ne dis rien à Rob.
-Est-ce que c'est par rapport au faut qu'il a essayé d'entrer en contact avec toi?
-Comment ça, non , enfin je veux dire, il a bien essayé de m'appeler, de quoi tu parle Ash?
-Bien, quand je t'ai eu hier, je l'ai appelé pour lui demander pourquoi il n'avait pas essayé de venir te voir puisque vous étiez dans la même ville.
-Merci ashley, mais il me croyait certainement rentré à Los Angeles.
-Oh! On dirait que j'ai encore fait une gaffe.
-Oui et une belle. »

Puis je me rappelais alors de la visite d'hier, de l'interphone. Ca devait être lui. Il était tombé sur Dorian et avait du croire que nous sortions ensemble. Tiens prends ça Rob!

« Vick s'il te plait, pardonne moi, je fais n'importe quoi comme toujours. Je suis morte d'inquiétude vas tu me dire ce qu'il se passe.
-Pas par téléphone non. Et puis il faut d'abord que je parle avec Rob. »

Je raccrochais précipitamment. Je venais de prendre conscience d'une chose, bien que je ne voulais pas revenir vers lui, il était hors de question que je vive ça toute seule. C'était trop facile pour lui...Il allait se rendre compte lui aussi. Il m'avait mise dans cet état, il allait l'assumer. Je me levais comme une furie et partie sous la douche. Aude qui était resté dans sa chambre pour me laisser au calme sorti en entendant mon rafu.

« Qu'est-ce que tu fais Vick?
-Je vais voir Rob!
-Mais attend tu as changé d'avis? Je croyais que tu ne voulais plus jamais le revoir?
-Je sais , mais d'un ce n'est pas possible et de deux, je crois que je subis ce que l'on pourrait mettre sur le compte des changements d'humeur des femmes enceintes. »

J'eus un drôle de pincement au cœur en m'entendant prononcer ces paroles. Un mélange de dégoût, de colère et d'apaisement tandis que je passais subrepticement ma main sur mon ventre. J'attrapais mon téléphone, appelais un taxi, et filais m'habiller. En descendant de l'immeuble, le taxi m'attendait. Je m'engoufrais à l'intérieur en donnant l'adresse du loft. Il était 20h passées, il devait y être.

J'arrivais devant la lourde porte de facture industrielle quelques minutes plus tard. Il pleuvait des cordes. Foutu temps londonien. Je sonnais une première fois...personne, j'insistais en appuyant frénétiquement sur la sonnette. Toujours personne. J'étais trempé désormais, la pluie battante venait me frapper. Je sais que tu es là Rob, il y a de la lumière ne me prend pas pour une idiote. Je fis la dernière chose qu'il mettait possible de faire, j'attrapais mon téléphone et composa son numéro. Il mis très peu de temps à répondre.

« Vick! Oh mon ange merci de m'appeler.
-Je suis dehors connard, je sonne depuis 10 minutes et j'aimerais que tu es la décence de » Je n'eus pas le temps de finir ma phrase que la porte s'ouvrait.
« De m'ouvrir. » Terminais-je.
Il était devant moi avec de drôle d'étoiles dans les yeux, s'il savait ce que j' étais venu lui dire, il sourirait moins, ...Je n'eus pas le temps d'ouvrir ma bouche et de lui sortir la réplique cinglante que j'avais préparé dans la voiture qu'il me souleva du sol et vint poser ses lèvres frénétiquement sur les miennes. Dieu qu'il sentait bon, Sa bouche était si bonne, ses lèvres et sa langue si agréables. Le feu dans le bas de mon dos ne mis pas longtemps à se propager à mon bas ventre. Non, il n'allait pas m'avoir comme ça. Je pouvais surmonter cette attirance, cette envie, ce besoin de lui... Je me reculais au prix d'un effort surhumain et le giflais de toutes mes forces.
Il était bouche bée.
« Qu'est-ce qui te prend Rob?
-Mais arrête! Tu m'as rendu mon baiser!
-Pas du tout, c'est faux j'ai été surprise. »
Sa manière de me regarder, de me parler...toute la colère que j'avais accumulée et voulu mettre dans cette conversation s'amenuisait peu à peu. Je devais faire vite, je ne devais pas lui laisser le temps de m'avoir.
« Ecoute je ne suis pas là pour te pardonner ou quoi que ce soit. Il y a quelque chose d'important que tu dois savoir. Une fois que je te l'aurais dit je repartirais comme je suis venu et tu auras à te débrouiller avec ça.

mercredi 25 mars 2009

Et alors

Parce qu'un peu de pub perso ne fait pas de mal, je vous invite à faire un petit tour par là: Frizby
Frizby est un blog sur lequel je commence à collaborer. Ca papote musique, bouquins, technologies et cinéma.
Mon premier article là bas est d'ailleurs une critique de notre cher Twilight.

mardi 24 mars 2009

Le réveil -Chapitre 21-

Ashley venait de m'appeler. Ça m'avait fait du bien d'entendre sa voix. Nous avions relié amitié durant le tournage et je l'appréciais beaucoup. C'était une personne profondément douce et gentille. Je devais la voir le lendemain soir. Cela me changerait les idées. Je passais mes journées chez Aude à broyer du noir. Ajouter à cela que depuis quelques jours je ne me sentais pas en très grande forme physique. Je dormais mal et j'étais souvent prise de vertiges, ça mettait arrivé une nouvelle fois lorsque j'étais au téléphone avec Ashley et j'avais écourté notre discussion. Je devais au plus vite me rafraichir pour tenter de faire disparaître ce vertige. Il faudrait que je pense à consulter un médecin... J'arrivais à la salle de bain, me dirigeais vers l'évier et penchais mon visage sous le jet d'eau fraiche afin de me rafraichir. Je me relevais et m'emparais d'une serviette pour me sécher quand le vertige me repris plus fort encore, tout tournais autour de moi, j'avais chaud, j'avais la nausée, mes oreilles bourdonnaient... Je rejoignez difficilement le salon, m'emparais de mon téléphone et appelais Aude.

« Aude c'est moi, tu es où?
-Ben je suis au boulot pourquoi?
-Oui quelle idiote, écoute tu finis à quelle heure?
-Pas avant 19h 30 pourquoi?
-Je ne me sens pas très bien, je pense que je ferais mieux d'aller au plus vite chez le médecin car je viens de faire un petit malaise...tu peux me donner le numéro de ton docteur ou du centre de santé ou tu vas s'il te plait.
-Attend, j'appelle mon médecin pour toi, tu vas y aller sur le champ, par contre il est hors de question que tu y ailles seule si c'est pour me refaire un malaise. Ça pourrait être dangereux. Je ne peux pas me libérer mais je t'envoie un ami à moi.
-Non Auda, tu ne vas pas déranger ton ami; que je ne connais pas qui plus est pour...
-Ce n'est pas négociable, et puis je ne le dérangerais pas, il me doit un service et ne bosse que le soir, il doit être chez lui.
-Bon de toute manière je crois que je n'ai pas le choix.
-Tout à fait, tu reste à l'appartement, j'appelle Dorian, il habite dans le quartier il sera là rapidement et t'amènera chez le médecin.
-Oui maman,
-Rha arrête
-Je plaisante, merci Aude, et ne t'inquiète pas, ça doit être une simple chute de tension ou un truc du genre. »

Je m'allongeais sur le canapé pour tenter de reprendre des forces. Fermer les yeux m'aider à stabiliser la pièce qui tournoyait autour de moi. Une petite heure plus tard, Dorian arrivait. Vu sa carrure, je n'avais pas de soucis à me faire, si je refaisais un malaise, aucun doute qu'il aurait pu me rattraper et me trainer facilement jusque chez le médecin.

« Tu connais Aude depuis longtemps?
-Depuis quelques temps oui.
-Et pourquoi elle ne m'a jamais parlé de toi?
-Tu lui demanderas. Pour l'instant, tu vas t'habiller un peu plus chaudement et je t'embarque chez le toubib. »

Décidément tout le monde se prenait pour ma mère aujourd'hui. J'étais dans la chambre en train de passer un jean et le plus gros pull que j'avais quand l'interphone sonna.

« Tu peux répondre Dorian s'il te plait, je suis en train de m'habiller »

J'avais finis de ma préparer et j'étais affublé de ma tenue de combat pour sortir tranquillement dehors (doudoune, lunettes noires,écharpe). En me voyant Dorian ne pu s'empêcher de rire.

« Qu'est-ce qui te fait rire? Lui demandais-je.
-Ben tu t'es vu, on dirait que tu pars descendre une piste de ski, il ne te manque plus que les skis en fait!
-ouais je sais je suis ridicule, mais je n'ai pas la choix.
-à ouais c'est vrai, Aude m'a dit que t'étais genre une actrice c'est ça?
-Oui j'ai jouer dans un film qui a eu pas mal de succès, je suis resté en couple quelques temps avec mon partenaire et du coup je fuis un peu les paparazzis.
-Ah ouais à ce point là...
-Mais au fait, c'était qui tout à l'heure à l'interphone?
-Euh je sais pas trop, j'ai répondu et le type m'a demandé qui j'étais et puis est parti.
-Et qu'est-ce que tu as dit?
-J'ai dit que j'étais un ami d'Aude et que j'étais passé te chercher. Me répondit-il hésitant.
-Ok super! J'espère juste que cette visite était pour Aude et qu'il ne sagissait pas d'un paparazzi sinon je suis bonne pour déménager maintenant qu'ils savent que je suis là...
-Et calme toi miss! C'est pas le moment, t'es toute blanche, allez viens je t'amène chez le toubib! »

Nous étions monté dans sa voiture, une petite sportive qui collait parfaitement avec son physique m'as-tu-vu d'armoire à glace body-buildée.. Au final le personnage était plutôt rigolo. Je me demandais bien où Aude avait pu le trouver. Ce n'était pas son type du tout...Nous étions arrivé devant un bâtiment qui ressemblait à une petite clinique privée. En voyant mon scepticisme Dorian me rassura en m'expliquant que le système de santé ici était légérement différent d'en France et que les cliniques privées comptait les meilleurs médecins.

On sonna et la porte s'ouvrit sur une petite salle d'attente où tronait des sièges confortables. Nous n'avions pas eu le temps de nous assoir qu'un jeune homme d'une trentaine d'années plutôt séduisant était sorti d'un bureau pour se présenter à nous.

« Bonjour, je suis le docteur Carter, Mlle Aude m'a téléphoner pour m'informer de votre visite, si vous voulez bien me suivre... »

Il m'indiquait de le suivre dans son bureau d'un geste de la main. Vu son physique, je comprenais pourquoi Aude m'avait raconté quelques mois plus tôt pourquoi elle n'avait aucune réticence à aller chez le médecin. Entre ce docteur fantasme ambulant et le type body-buildé qui m'avait accompagné, je commençais à me dire que mon amie m'avait caché des choses qu'il faudrait que nous prenions le temps d'éclaircir le soir même. J'entrais dans le bureau équipé de manière moderne. Il semblait recéler de tout un attirail de médecine dernière cri ce qui me rassura. Je n'avais jamais été à l'aise avec la médecine, encore moins depuis mon accident.

« Alors Mlle Jones, qu'est-ce qui vous amène? »

Je lui décrivais mes symptômes: les vertiges, les troubles du sommeil,.. Il m'invita à m'allonger sur son fauteuil d'auscultation, pris ma tension, écouta mon coeur, mes poumons, vérifia mes réflexes en me tapant les genous avec cet espèce de marteau miniature. J'avais toujours détesté ça.

« Ecoutez Victoria, à première vue tout va bien, votre tension est bonne et il n'y a aucun signe apparent de maladie ou de problème. Cependant pour être sur que tout va bien et car ces petits malaises ne sont pas sans raisons je voudrais vous faire une prise de sang. »

Ainsi le doc ne savait pas ce qui ne tournait pas rond chez moi. Au final tout ça ne devait être qu'une réaction physiologique au trouble qui m'habitait depuis quelques jours. Depuis que je l'avais quitté...

«J'envois les échantillons de sang au labot, je vous appelle demain pour vous faire part des résultats d'accord?
-D'accord, merci beaucoup docteur.
-De rien et surtout reposez vous Mlle Jones. »

J'étais épuisé. Dorian m'avait ramené à l'appartement d'Aude. Je m'étais posé devant la télé et endormis comme une masse quasi instantanément. Plus tard, je sentis une main carresser mes cheveux et chantonner au dessus de moi. J'ouvrais les yeux peu à peu. Il faisait sombre, la nuit était tombé.

« C'est moi Vick, je suis passé au traiteur nous prendre de quoi manger. Alors comme ça mon docteur mamour n'a pas su trouver ce qui clochait chez toi?
-Hum oui, peut-être qu'on lui a donné le diplôme au physique. D'où tu sors ces mecs Aude? Entre l'armoire à glace et le docteur sexy...
-En fait, on dira que je leur ai rendu service plusieurs fois...fiscalement parlant...
-C'est des clients à toi?
-Oui on peut dire ça. Je suis analyste financière je te rappelle, je connais de bonnes façons d'en déclarer le moins possibles aux impôts! 
-Autant pour le médecin je vois mais Dorian...
-Il vient d'ouvrir un bar de nuit à SOHO et cumule avec son job de préparateur sportif.
-Ca explique la masse musculaire.
-Oui voila » Nous rions de bon coeur, nous avions commencé à manger à même la table basse, devant l'un de ces DVD que l'on réservait aux soirées entre filles. Je passais une bonne soirée malgré la fatigue. Je m'endormis devant le film, et ne me réveillais que le lendemain matin, dans le canapé, le téléphone hurlant en fond sonore. Péniblement je me levais pour aller répondre.

« Allo Mlle Jones?
-Oui. Répondis-je d'une voix enroué.
-C'est le docteur Carter, je vous appelle pour vos résultats d'analyse sanguine. »

jeudi 19 mars 2009

Le réveil -chapitre 20-

Rob,

Elle avait compris, elle était partie. Je n'avais pas su quoi lui dire. Le moment que j'attendais avec appréhension était arrivé et je n'avais rien trouver à redire. J'ai voulu fuir, je l'avais trahie, elle était partie. Ce qui aurait du arriver quelques semaines auparavant était finalement arrivé. Il ne faut pas forcer le destin. Il finit toujours par se retourner contre vous.

Vick

Londres défilait maintenant sous mes yeux. Des nuages bas étaient tombés sur la ville. Je ne voulais pas fuir...

Je logeais chez mon amie Aude. Elle ne m'avait pas posé les milliers de questions auxquelles de toute manière j'aurais été incapable de répondre. C'est ce que j'aimais chez elle, elle savait écouter et savait quand je ne voulais pas parler. J'étais son amie et cela suffisait à ses yeux comme justification à mon hébergement indéterminé chez elle.

Cela faisait quelques jours maintenant que je l'avais quitté. J'avais beau le détester, il me manquait terriblement. Sa voix, son odeur, la texture de sa peau, sa manière de m'embrasser, de me faire l'amour...tout en lui se rappelait à moi. Mais je ne pouvais pas. Je ne répondais pas à ses appels, fuyais encore plus que d'habitude ma boîte mail,... Je ne voulais plus rien à voir à faire avec lui. Du moins pour le moment. Il me restait encore un gros mois de répit avant de recommencer la promo du film. Malheureusement j'allais devoir finir par être confronté à sa présence. Un matin je reçu un coup de fil d'Ashley.

« Hé Vick c'est Ash! Comment vous allez? »

Apparemment notre séparation n'avait pas encore était reprise par la presse.

« Euh salut Ashley.
-Tout va bien Vick, tu as une petite voix?
-Hum...oui ça va. Enfin ça pourrait aller mieux.
-Qu'est-ce qui se passe, tu m'inquiète là Vick?
-Et bien pour la faire courte, j'ai failli me refaire renverser par une voiture, j'ai recouvré la mémoire, je me suis souvenu que Robert souhaitait me quitter avant l'accident et qu'il avait d'abord jugé bon d'en parler à la presse, et donc je l'ai quitté. 
-OH!
-Et oui! D'ailleurs, je suppose que vous étiez tous plus ou moins au courant non?
-Je... euh... en fait...
-Accouche Ashley! » J'étais énervé désormais.

« En fait on a eu des échos. Quand tu as eu ton accident, la presse nous a tous plus ou moins interviewé pour voir nos réactions. Certains ont évoqué ce qu'avait dit Rob la veille de ton accident...Mais on a tous dit que l'on n'en savez rien et que cela ne nous regardez pas. Et quand on a su quelques temps plus tard que tu le rejoignais plus tôt que prévu sur le plateau, on s'est dit que vous aviez discuté et on a laisser tomber. » Tu es toujours là Vick?

« oui oui je suis là. Je suis juste un peu sonné. Quel connard, désolé de dire ça je sais que c'est aussi ton ami mais là...
-Ne t'inquiète pas Vick je comprends, mais est-ce qu'il s'est expliqué au moins?
-Je ne veux aucune explications, il a certainement tenté d'en donner quand il a essayé de m'appeler mais je n'ai pas pris ses appels.
-Et toi comment tu vas, tu tiens le coup?
-Je...enfin...il me manque. Je dois filer Ash.
-Attend ,on peut se voir, j'arrive à Londres demain pour une semaine, tu es toujours sur place?
-Oui oui pas de soucis, tu veux que je passe te chercher à l'aéroport?
-Non c'est bon je me suis arrangé. Par contre,on mange ensemble le soir?
-Oui pas de soucis, je te rejoins à ton hôtel.
-OK on fait comme ça ,je t'embrasse Vick, et je suis désolé, vraiment...
-Y'a pas de mal, à demain. »


Rob.

Les jours passaient. Après le choc de son départ et ma résignation vint la peine. Elle me manquait. Son oreiller portait encore son odeur. J'enfouissais la tête dedans chaque soir, tentant de saisir son essence qui s'éloignait peu à peu. J'avais essayer de l'appeler des dizaines de fois, elle ne répondait pas. Je ne savais même pas où elle était. Je me sentais terriblement seul quand je finis par recevoir un appel. J'étais affalé à moitié conscient quand le téléphone avait sonné. Espérant toujours que ce soit elle, je mettais précipité pour prendre l'appel. Je regardais le numéro. Ashley. D'un ce n'était pas la personne, la seule, que j'attendais et en plus je n'avais aucune idée de ce qu'elle me voulait. Je laissais sonner. Quelques instants plus tard le téléphone se remit à sonner pour m'indiquer un message vocal. Je décrochais enfin, au moins je n'aurais pas à parler et faire semblant d'être aimable.

« Euh salut Rob, c'est Ashley. Ecoute je sais que je me mêle peut-être de ce qui ne me regarde pas, mais qu'est-ce que tu fous? Je viens d'avoir Vick au téléphone, elle m'a dit qu'elle était partie. Tu as apparemment essayé de l'appeler mais tu dois être vraiment débile puisque tu n'as même pas fait l'effort d'essayer de la voir alors qu'elle vous êtes dans la même ville. Mais à quoi tu penses? Ecoute je dois la voir demain soir. Rappelle moi. »

Je ne réfléchis pas bien longtemps. Vick était à Londres, à côté de moi depuis des jours alors que je pensais qu'elle avait due repartir aux états unis. Je parti sous la douche comme un fou, je m'habillais, pris mes clés et sorti. Je ne voyais qu'un endroit où elle pouvait être. Chez son amie Aude. Arrivé en bas de l'immeuble je sonnais à l'interphone. La voix que j'entendis n'était pas celle à laquelle je m'attendais.

« Ouais c'est pour quoi? » C'était une voix d'homme. Vick m'avait dit qu'Aude n'avait personne dans sa vie et que même si elle le voulait elle n'en aurait pas le temps. Oh non, Vick, pas ça...

mardi 17 mars 2009

Le réveil -chapitre 19-

Je venais de vivre un incroyable voyage sensoriel. Je n'avais jamais pris de drogues, mais j'étais persuadé que ce que je venais de vivre s'apparentait à un formidable trip. Les sons, les images, les couleurs, les odeurs. La stimulation était venue de tout les côtés. J'étais comme hébété mais entière. Entière comme je ne l'avais pas étais depuis des mois. Je savais maintenant. Je savais ce qu'il me restait à faire, je n'avais plus de doute là dessus. Je me sentais entière mais terriblement blessé, abusé, trahie.

Je me ressaisis et partie en courant presque jusqu'à l'appartement. Quand j'arrivais il était assis devant la télé

« Oh bonjour bébé, comment ça... » Je ne l'écoutais pas et me dirigeais vers la chambre. J'étais furieuse. J'entendais ses pas derrière moi mais je ne voulais pas, ne pouvais pas lui parler. Pas maintenant, je voulais juste fuir. Comme il avait voulu le faire quelques mois auparavant. Je tirais ma valise de sous le lit

« Qu'est-ce que tu fais Vick? Y'a un soucis? »
je ne répondais toujours pas. Je commençais à faire des allers retours entre l'armoire et le lit où j'avais posé la valise ouverte. Il était silencieux à côté de moi attendant que je m'exprime. Je sortais mon portable de ma poche et composé un des numéros pré enregistrés:

« Bonjour, il me faudrait un taxi pour l'aéroport s'il vous plait. Oui l'adresse habituelle...le plus vite possible merci »

Je continuais à enfouir frénétiquement les vêtements qui me tombaient sous la main dans ma valise.

« Qu'est-ce qu'il se passe Vick? » Il était passé de l'incompréhension à l'affolement.
«- Il se passe que je me rend compte que tu es un beau salop, que tu as fais semblant pendant tout ce temps.
-Mais de quoi tu parles?
-Je parle de nous! De ce qui s'est passé, ce n'est plus la peine de nier, je sais tout. »

Il était énervé désormais. Il m'empoigna par la taille me forçant à lui faire face. Il me tenait fermement, je sentais ses paumes écraser mes hanches, il ne me faisait pas mal mais son étreinte ne me donnait aucune possibilité de fuite. Nous étions au milieu de la chambre dans ce loft sous loué de Londres. Je n'avais plus rien à faire ici, je n'arrivais pas à croire que la comédie ai duré si longtemps.

« J'étais au coffee shop, en sortant j'ai failli me retrouver sur les roues d'une voiture, et j'ai tout vu. Tout tu entends! J'ai vu ce que tu as fait, ce que tu as dit à la presse et que j'ai appris le lendemain de la bouche de paparazzis alors que tu venais de me dire que tu ne savais plus où tu en étais, j'avais cru à une mauvaise passe. C'est alors que l'un d'eux m'a dit pour la femme que tu as rejoins au bar, pour le fait que tu veuille rompre... »
J'étais en pleurs, j'arrivais difficilement à m'exprimer. 
« Tu as eu le culot d'en parler à des inconnus avant de m'en parler à moi! Tu m'as trahie, tu m'as rabaissé! Comment as-tu pu faire ça, et continuer pendant tout ce temps comme si rien ne c'était jamais passé?  Je pars, ne me retiens pas, ce n'est pas la peine, j'ai besoin d'être seule »

Il paraissait résigné, son regard n'exprimait rien, il était vide. Il ne tenta même pas de se défendre, de s'expliquer. Il dit juste :

« Je le savais, je savais que ça allait arriver, que tu le prendrais comme ça... »

Mais quel enfoiré, comment il voulait que je prenne la chose? Il pensait peut-être que le jour où ma mémoire reviendrait je me jetterais à son cou! Certainement pas après ce qu'il venait de se passer. Pour quoi étais-je passé? Comment se faisait-il que je n'est pas été alerté pendant tout ce temps? Pourquoi et par quel miracle cette histoire m'était resté caché jusqu'à ce matin et la mention d'une trahison dans ce journal... Puis le puzzle se mis en place devant mes yeux... Les interviews avaient été faites communément, aucune question privée n'était accepté, nous avions vécu en vase clos pendant des semaines, enfermés dans des chambres d'hôtels. Quand je sortais je me déguisais de manière grotesque afin de passer inaperçu, je ne lisais pas la presse, n'allais sur internet que pour faire quelques achats en ligne et envoyer des mails...J'avais de moi même consciemment ou non évité la vérité, la confrontation. Je me rappelais ce que je lui avais dit quelques semaines plus tôt. Je ne veux pas que l'on en parle avant que j'ai retrouvé la mémoire...Maintenant que je savais je n'avais envie non plus d'en discuter. Je voulais juste partir.

Dans le taxi qui m'amenait à l'aéroport pour une destination que je n'avais pas encore choisie je tentais de me calmer et de mettre au clair mes idées. Qu'est-ce que j'allais faire maintenant? Où aller? Puis je repensais à mon amie Aude, qui avait une vie simple et fantastique à la fois.

« Excusez moi monsieur, finalement, nous faisons demi tour.
-Pas de soucis mademoiselle Jones, je vous amène où?
-Nous retournons à Londres. »

J'aimais Londres, je ne voulais pas retourner à LA et mes parents avaient autre chose à faire que de supporter mes états d'âmes. Je n'avais rien à me reprocher, pourquoi fuir, ce n'était pas à moi de le faire.

Devant moi, la ville défilait. J'étais plus déterminé que jamais.

vendredi 13 mars 2009

Le réveil -Chapitre 18-

Londres, mois de Décembre. Victoria.


Nous avions emménagé provisoirement dans un loft de nothing hill. Je passais le plus clair de mon temps avec Aude. Aude c'était mon amie d'enfance. Nous nous étions connu à l'école primaire et ne nous étions pas quitté pendant une décennie. Physiquement notre ressemblance nous faisait parfois passer pour soeurs. Elle connaissait tous les secrets inavouables de mon enfance et de mon adolescence. Elle vivait maintenant à Londres où elle était analyste financière dans un building de la city. Une vie tranquille mais que j'enviais au final pour sa liberté. Depuis que j'étais arrivée je ne sortais que très peu afin d'éviter les paparrazzis. La protection que l'on exerçait autour de moi fonctionnait, très peu de photos avaient filtrés et je n'avais jamais été encore en contact direct avec ceux que mon entourage appelait les vautours. Rob lui profitait de sa famille et de ses amis. Nous nous retrouvions le soir dans notre loft sous loué. Nous regardions des dvd en mangeant de la nourriture chinoise. Nous faisions l'amour,...Tout était très calme. Trop calme. Depuis ce soir quelques petites semaines plus tôt où j'avais pris conscience que je me trouvais au bord d'un précipice je ne cessais d'attendre avec angoisse le moment où la vérité reviendrait à la surface. Rob de son côté essayait de composer avec mon état. Je ne lui avait pas dit clairement ce qui me tourmentait, j'avais mis mon apathie sur le compte du retour à la vie normale et sur le contre coup de tout ce qu'il s'était passé.
Samedi matin. 10H30, marché d'antiquité de Portobello.


J'avais passé une nuit agité, à 7h du matin n'y tenant plus je me levais. J'avais pris une douche et était partie en laissant à Rob un mot sur la table.


« Je n'arrivais plus à dormir, je pars me balader dans le quartier. Ne t'inquiète pas pour moi j'ai sortie le bonnet, les lunettes noires et je me suis habillé en sac à patates, pas de danger personne ne me calculera. Passe une bonne journée. A ce soir. Tendrement. Vick.»
L'air frais du mois de décembre me sortit de ma torpeur, j'avais une faim de loup. Je m'arrêtais dans un petit coffee shop pour prendre un semblant de petit déjeuner. Je m'installais à l'intérieur loin des vitres dans un coin reculé. A la fin du tournage j'avais reçu quelques instructions et astuces de mon manager afin d'éviter les ennuis. J'avais suivi ses conseils à la lettre et avais revêtu ma tenue de combat spéciale immersion dans la réalité. Bonnet, lunettes masque, doudoune et écharpe remonté jusqu'en haut du nez. Même ma mère ne m'aurait pas reconnue. Je commandais un café et des pancakes. La chaleur de la boisson me fit un bien fou. Assise ici au milieu de ce troquet londonien je me sentais bien et apaisé. J'étais Victoria, une jeune femme prenant son petit déjeuner tranquillement sans se soucier que quelque adolescente jalouse me reconnaisse et se jette sur moi pour me demander le numéro de téléphone de mon petit ami...Sur la table à côté de moi se trouvait un journal gratuit abandonné là par un précédent client. Je le saisissais. Les fêtes de Noël et les événements qu'elle amenaient à Londres tenaient le haut de l'affiche. On y évoquait les futurs marchés nocturnes, les spectacles de magie...Je continuais à feuilleter le journal distraitement quand je tombais sur ce qui devait être la page cinéma. Slumdog Millionnaire, le prochain film de Clint Eastwood,...tiens, un encart sur twilight, mon film...
« L'histoire d'amour entre un vampire centenaire... » Le blabla habituel « sortira bientôt en DVD... »ouais ouais rien de nouveau. « Côté coeur les deux acteurs principaux Robert Pattinson et Victoria Jones vivent une idylle aux multiples rebondissements depuis deux ans. Trahison , accident et amnésie, la vie de nos jeunes espoirs semble aussi compliqué que celle de leurs personnages. »
Trahison...
Je ne compris pas l'utilisation de ce terme. Quelque peu chamboulé je payais et sortie du coffee shop en direction du marché aux antiquités de Portobello. Le temps était ensoleillé pour Londres. Le ciel était bleu et le soleil donnait à la scène une atmosphère printanière. Je marchais au fil des stands du marché. Une odeur de vieux bois stagnait dans l'air. Mélange de meubles anciens qui rappelle incontestablement des souvenirs d'enfance...Petite quand je rendais visite à ma chère mémé, je m'asseyais sur les marches des escaliers de sa maison remplie de meubles de famille, de cadres aux photos jaunies par le temps. Je me dirigeais désormais vers une artère un peu plus calme afin de rejoindre la rue des libraires. Le soleil était magnifique, éblouissant. Je ne vu pas la voiture caché par l'éclat que le soleil réfléchissait sur l'arrêt de bus à ma droite. Elle pila devant moi, à quelques centimètres de mon corps. Tout alla très vite, comme aspiré dans un tourbillon je vis.
L'aéroport, ma valise, la café, l'hôtel, les castings, le tournage, lui, nous, le marathon promo, nos baisers, la traque quotidienne, le manque de la famille, un repas aux chandelles, les émissions de télé, les poignées de main, une dispute, les flashs, les pleurs, les amis, une soirée karaoké, un taxi, les cris, les coiffeurs, les maquilleurs, un appartement à Los Angeles, la peur, les chambres d'hôtels, les avions, la trahison.
Los Angeles, quelques mois plus tôt, Robert.
J'avais passé la nuit dans un bar avec un groupe de types que je connaissais à peine. Mes amis, mes vrais amis étaient restés en Angleterre. Je ne les avaient pas vus depuis des mois et ils me manquaient terriblement. J'avais obtenu en quelques temps tout ce à quoi j'avais toujours rêvé. J'avais une petite amie géniale, j'étais devenu un acteur reconnu qui avait joué dans un des films de l'année. J'avais gagné assez d'argent pour vivre aisément pendant des décennies. Mais j'étais l'homme le plus malheureux du monde. Je devais en être à mon cinquième whisky, le bar où je me trouvais ressemblait à un de ses trous miteux que l'on voit dans les mauvais films. Je fréquentais ce genre d'endroit anonyme. Dépourvus de personnalités connues, la clientèle n'était pas dans ma cible de public et ne me reconnaitrait pas à coup sur. Je pouvais être tranquille.
Depuis quelques temps ma vie devenait un vrai chaos. Je me demandais si j'avais pris les bonnes décisions. Tout autour de moi était allé trop vite...
« tu danses beau gosse? » Je distinguais une voix inconnue de femme, dans l'obscurité du bar je ne voyais pas bien son visage, elle devait avoir une petite quarantaine d'année et devait être aussi ivre que moi.
« Ouais j'arrive » Je me levais en titubant un peu et attrapait la femme par la taille. Le bar passait de la musique rock. On commença à danser. Les faibles lumières, l'alcool, l'odeur de tabac froid, la chaleur du corps de la femme dans me bras... elle se rapprocha de moi et posa ses lèvres sur les miennes. Je me reculais brusquement, relâchais mon étreinte. Je retournais à ma table, finis mon verre et pris la sortie de ce bar miteux.
Une fois dans la rue, la chaleur moite de Los Angeles m'assaillis. Je venais de me laisser séduire dans un bar par une alcoolique notoire. J'étais tombé bien bas. Je ne pouvais pas continuer comme ça. Je devais arrêter toute cette mascarade. Au détour d'une rue, un groupe de paparrazzis me tomba dessus. Zut! J'étais ivre, je n'avais pas les idées claires...
« Robert hé mec comment ça va?
-ouais ouais ça roule.
-comment va victoria, pourquoi elle n'est pas avec toi?
-Que victoria Jones aille au diable! Qu'elle fasse sa vie...
-waouh mec tu veux dire que ça ne va pas entre vous deux?
-ouais ouais ça sent la fin. »
Je me réveillais le lendemain en fin d'après midi dans le canapé de mon appartement. J'avais un mal de tête horrible, la bouche pateuse et le coeur toujours aussi lourd.
« et bien! On dirait que tu as passé une bonne soirée. » Me dit la voix sarcastique.
Vick...
Nous étions ensemble depuis deux ans environ, nous avions vécu des choses extraordinaires ensemble mais depuis quelques semaines nous avions commencé à nous éloigner l'un de l'autre. Pas que les sentiments que j'éprouvais à son égard avaient diminués, mais je ressentais le besoin de fuir. J'avais peur de tout ce qu'il m'arrivait et elle cristallisait toute la folie qui m'entourait. Elle avait des envies d'engagement quand moi j'avais des envies d'éloignement...
« Euh...ouais je suis sortie dans un bar par là boire un verre. Je ne me rappelle plus grand chose en fait. Et toi qu'est-ce que t'as fait de ta journée?
-Ben comme tu le vois la nuit tombe, je suis resté là toute la journée en attendant que monsieur se réveille pour que l'on fasse quelque chose de notre journée.
-Tu vas pas commencer non? J'ai un mal de tronche pas possible là, j'ai pas la tête à discuter.
-De toute façon depuis quelques temps tu n'as la tête à rien. Ce fait je ne sais pas combien de temps que l'on a rien fait ensemble. Je commence à en avoir marre de ton comportement. Tu fais comme si je n'existais pas, je ne vais plus le supporter longtemps. Dis moi si tu veux que l'on arrête de se voir quelques temps...
-Je ne sais pas peut-être que ça serait préférable effectivement.
-Oh...d'accord.
-Ecoute Vick je me sens paumé en ce moment, j'ai l'impression de vivre dans un vase clôt, j'étouffe. Ce n'est pas juste toi, c'est tout ce qui gravite autour de nous. Je ne le supporte plus. Ce n'est plus toi et moi c'est nous et eux. Je ne veux pas vivre comme ça. »
Les larmes avaient commençaient à couler sur ses joues.
« euh je sors, j'ai besoin de prendre l'air
-ne sors pas toute seule, tu veux que j'appelle quelqu'un ?
-non c'est bon je suis une grande fille »
Elle avait pris ses clés et était partie en claquant la porte.

mardi 10 mars 2009

La liste de blogs

Je voudrais remercier les quelques personnes qui passent ici chaque jours pour lire mes conneries en renvoyant un lien vers votre blog à vous. Ca me permettra aussi de mieux vous connaître. Alors si vous aussi vous écrivez une fic ou avez un blogounet, donnez moi le lien en commentaire et pitetre que je l'ajouterez dans ma liste de blogs préférés.

Sinon pour lire le chapitre 17: c'est ici

Le réveil -Chapitre 17-

Les jours avaient passés et avec eux leur lot de réminiscences commençaient à affluer. Tout d'abord il y avait eu ce soir là au restaurant. Nous dinions entouré de quasiment toute l'équipe quand Élisabeth avait renversé son verre de vin m'éclaboussant de fines gouttes au passage. D'un coup j'avais eu comme un flash. Vous connaissez ce sentiment de déjà vu n'est-ce pas? Il nous prend au dépourvu au coin d'une rue ou lors d'une scène de la vie courante. Et laisse parfois un goût amer en bouche. Mais cette fois, le sentiment de déjà vu fut plus fort que jamais. Il supplanta tout ce qui se passait sous mes yeux. Je revivais la scène. Car cet événement aussi banal qu'un verre de vin renversé au détour d'une conversation avait suffit pour que mon esprit et ma mémoire se rappellent à moi.

La scène avait eu lieu lors du tournage de twilight. Les prises de vue touchaient à leur fin et nous étions tous d'humeur joyeuse. L'alcool coulait à flot afin de fêter le tournage de la scène de base ball qui avait été particulièrement éprouvante pour tout le monde. Nous portions un toast quand Rob qui avait enlacé son bras autour du mien pour me faire boire dans sa coupe renversant son verre sur moi.

Je venais de revivre cette soirée anodine en quelques secondes à peine.
Plus tard les flashs se firent plus pressens. Je revivais régulièrement de courts instants de ma vie passée: des épisodes du tournage en moment d'amitié. Le plus troublant et le plus dur à vivre était toujours les moments intimes de ma vie avec Rob. Je m'y voyais ou plutôt m'y ressentais aimante et amoureuse, je ne pouvais plus douter des sentiments que j'avais jadis. Me plongeant alors dans un abime de perplexité face à mes sentiments actuels,,, La mémoire me revenait peu à peu et il était temps pour moi de retourner à la vraie vie.

Après les préparatifs, le tournage de New Moon avait commencé. Il s'était déroulé à une vitesse telle que je n'avais pas vu les jours et les semaines passer, Les dernières prises étaient dans la boîte et il fallait retourner à la vie quotidienne. Pour moi cela signifiait quelques mois de répits post-production avant le retour d'un marathon promotionnel. J'avais trois mois devant moi pour prendre le temps de réapprendre à vivre. Bien sûr les paparazzis risquaient de me suivre à la trace,,, La veille du départ au soir, nous avions enfin osé abordé la conversation que nous évitions depuis quelques jours: notre départ certes mais pour aller où?

« Il faut se décider Rob, nous devons choisir où aller.
-Je sais, mais tu ne veux pas retourner à l'appartement de Los angeles et tu ne veux pas non plus aller chez tes parents,
-Peut-être pourrions nous prendre des sortes de vacances.
-Oui, nous le pouvons en théorie. De mon côté j'aimerais aller prochainement à Londres quelques jours voir ma famille.
-Ecoute allons à Londres, tu verras ta famille et moi je pourrais voir Aude mon amie d'enfance qui vit là bas.
-Hum oui pourquoi pas. Mais on dort où?
-Je sais pas, on peut sous louer un meublé non aller à l'hôtel en attendant?
-Ouais pas bête, écoute tu finis les bagages je m'occupe de réserver le vol et de trouver un appart »

La célébrité avait des avantages, outre l'argent, la facilité qui l'accompagnais était non négligeable. Là où il aurait fallu quelques jours d'organisations, la mention de nos noms réduisait les démarches à quelques coups de fils, Ainsi la décision venait d'être prise, nous partions pour Londres, Ensemble. Les quelques semaines sur le tournage m'avaient permis de m'assurer du fait que je ne souhaitais pas m'éloigner de lui, Cependant, entre ma mémoire qui me jouait des tours et mes flashs, j'avais l'étrange impression de parfois vivre au bord d'un précipice. J'avais comme le pressentiment que ce que je vivais aller bientôt se transformer en un horrible cauchemar. Que la tendresse, la réussite, la joie...allaient finir par s'évaporer d'un coup de baguette magique,

« c'est bon Vick, je nous ai pris des places en première sur le vol de 14h00. Ca nous laissera le temps de dormir demain matin. En arrivant à Londres un taxi nous attendra pour nous amener à l'hôtel et j'ai trouvé un loft en sous location mais il n'est libre qu'en début de semaine prochaine, ça te va?
-oui oui ,,,lui répondis-je pensive. »

Voyant ou comprenant mon état il s'était approcher de mon dos et m'avait prise entre ses bras, Au lieu de m'apaiser ma réaction fut tout autre. Je sentais la colère, l'incompréhension monter en moi. Il n'en était pas la cause directe. Il faisait partie intégrante d'un tout que je n'avais que trop bien réussi à gérer jusqu'à présent. Cet accident, ce trou de mémoire qui m'avait ôté deux années de ma vie,,, cette situation s'imposait à moi sous un jour nouveau. Il avait dit voir ce qui nous arrivait comme une seconde chance, était-ce car il avait quelque chose à se faire pardonner ou alors il le pensait réellement? La prise de conscience de cette éventualité m'a alors amené à voir en face plusieurs vérités que j'avais enfouies. Au final je n'avais pas gagné, j'étais la grande perdante de la loterie cosmique qui avait perdu deux années de sa vie. Et surtout j'étais en train de retomber amoureuse d'un homme qui en apparence m'avait fait souffrir plus que de raison et qui maintenant s'évertuait à jouer à l'homme idéal, Malgré cette colère qui grondait dans ma poitrine, je savais que les dernières semaines avaient compté parmi les plus belles de ma vie...Je ne savais plus quoi penser, partagé entre le doute et la certitude; Une fois de plus ma vie se délité devant moi et je ne savais pas où aller.

Je me tournais pour lui faire face, et plongeait les yeux dans les siens. Il dut remarquer que quelque chose cloché car une lueur d'angoisse s'alluma au fond de ses pupilles. Ne voulant pas nous amener à une de ses discussions interminables qui je le savais n'aurait aucun effet sur mon état je tirais sa chemise et l'amenait sur le lit. Mes lèvres cherchaient les siennes avec avidité, ma langue força un peu vite le passage de ses lèvres. Mes mains parcouraient son torse et finirent par arracher sa chemise. La suite fut violente, bestiale, animale,,,Nous n'avions jamais fait l'amour de cette façon. Ce n'était pas du sexe pour du sexe , ce n'était pas non plus les ébats charnels de deux personnes ayant des sentiments l'une pour l'autre. C'était une joute, un combat.

dimanche 8 mars 2009

Le réveil -Chapitre 16-


ROB

Le soleil filtrait à travers les rideaux que nous avions mal tirés. Je sentais son corps contre le mien. Une douce chaleur m'enveloppais. Je me sentais bien; la nuit que nous venions de passer était magique, semblable à une première fois, à une redécouverte. La première fois de notre nouvelle vie en quelque sorte. Je lui avais exposé mon point de vue quant à tout ce qu'il nous arrivait et bien que cela avait paru la surprendre, elle n'avait rien trouvé à redire. Elle m'avait fait part de son trouble sur ce qu'elle ressentait pour moi. Je ne m'attendais pas à recevoir des serments d'amour et la seule évocation des sentiments troubles qu'elle avait pour moi suffisait à me combler. Quelques jours plus tôt je pensais en fait ne plus rien recevoir d'elle que de l'amitié un jour. J'avais tant pensé la perdre, que ce rapprochement soudain m'insufflait une dose d'espoir sans pareil. Je pouvais désormais y croire, chose que je m'étais interdite depuis l'accident,
« Ma puce, il faut se réveiller .
-mmm, grrr, non encore un peu!
-Vick, il faut être sur le plateau dans moins d'une heure.
-Sur le quoi?
-Le plateau bébé, le film, la préparation du tournage...
-Hum oui c'est vrai.
-Allez je file sous la douche, je te laisse 10 minutes. Si quand je reviens tu n'es pas levé, je te traine de force!
-Oui maman j'arrive... »

Je me dirigeais vers la salle de bain, la journée s'annonçait riche en émotions. Elle allait se retrouver confronter au monde du cinéma, à l'équipe qu'elle avait oublié, face à un script dont elle a à peine entendu parler. J'en avais une boule au ventre pour elle.
Je me déshabillais pour rejoindre la grande douche de la chambre, je n'avais pas le temps de trainer. Je m'apprêtais à sortir quand elle se joint à moi, venant coller sa poitrine contre mon dos. Emprisonnant mon torse de ses bras.

« Je peux? Dit-elle en m'ôtant le savon des mains.
-hum...bien sûr » Je me tournais pour l'embrasser. Elle était belle, un magnifique sourire irradiait de son visage comme si elle était à l'aube du premier jour de sa vie.
« Je resterais bien avec toi pendant ta douche Vick mais je ne vais pas pouvoir me maîtriser bien longtemps devant telle tentation.
-Qui te dis de résister?
-Non tu n'es pas sérieuse, on nous attend Vick! »
Sa main avait commencé à se promener dangereusement sur mon torse descendant de plus en plus vers mon bas ventre,
« Et alors? On dira que j'ai oublié quelque chose et que je nous ai retardé.
-Tu crois vraiment qu'ils vont gober un truc pareil?
-On s'en fiche, et puis on pardonne tout aux amnésiques! »

Elle se colla plus près de moi et comme je l'avais prévu, je cédais à la tentation.

Nous avions une demi heure de retard mais personne ne semblait nous en tenir rigueur. Le sourire épanouie qu'affichais Victoria devait avoir dissuadé quiconque de faire une remarque. Les visages de nos collègues semblaient heureux mais surtout très gênés. Ils ne savaient pas comment réagir face à elle. Le sentant, Vick surpris tout le monde en lançant à l'assemblée:
« Détendez vous, je suis vivante, amnésique mais vivante! Pas de quoi être aussi gênés hein! Youhou c'est moi! »
Tout le monde partis dans un éclat de rire et vint l'embrasser. Chacun se présentait de manière officielle comme pour une première rencontre. Elle semblait plutôt à l'aise: comme toujours elle paraissait gérer les choses avec une décontraction hallucinante. J'aurais été à sa place, nul doute que cela aurait été le chaos. La journée nous concernant, était destiné à la lecture des nouveaux dialogues qui étaient arrivés le matin même. Il devait s'agir des scènes chez les Volturi. Cela me rassurait quelque peu de savoir que je serais avec elle et que juste Alice participerait aussi. Pour une première immersion, elle n'aurait pas à affronter toute l'équipe.

VICK

Cette première journée c'était bien passé. J'avais rencontré toute l'équipe. Ashley et Nikky étaient adorables. Kellan et Jackson m'avait fait tourner en bourrique en me racontant nombres d'anecdotes dont certaine s'avéraient fausses. Il allait me falloir apprendre, ou plutôt réapprendre, à composer avec ces deux énergumènes. Le réalisateur, Chris, avait tenté de m'expliquer ce qu'il attendait de moi. Sachant que je ne serais plus jamais la même dans la vie comme au travail il m'avait assuré qu'il me faisait confiance. Au final, je me sentais à l'aise avec cette équipe. Je goutais à un monde qui m'avait fasciné toute ma vie. Je ne pouvais que m'en réjouir bien que l'énormité de la chose me déstabilisait un peu. Nous avions lu des dialogues se déroulant dans des souterrains entre mon personnage, Edward et Alice. D'après ce que j'avais compris, il s'agissait de leurs retrouvailles après plusieurs mois de séparation. Le contexte n'était pas idéal, empreint de peur et d'angoisse mais il fallait réussir à faire de ce moment un instant magique. L'équipe avait semblait plutôt satisfaite de cette première journée de lecture, leurs doutes s'étaient peu à peu envoler.
A la fin de la journée, Chris était revenu me voir et m'avait dis:
« Tu lis les bouquins, tu re-visionne le premier film et quand tu te sauras empreigné de l'atmosphère, tu seras parfaite. Je ne me fais plus de soucis. Tu es peut-être amnésique mais tu ne sembles avoir rien perdu de ton talent »
Oui en tous points cette journée avait été belle. Le soir, nous étions rentré à l'hôtel Rob et moi. Comme la veille nous avions d'abord diné au restaurant pour ensuite rejoindre sa , ou plutôt notre chambre. Je me sentais bien à ses côtés. Sereine malgré mon trouble sur mes sentiments à son égard. J'avais décidé de ne plus me poser de questions dans la mesure du possible. Lui semblait l'accepter et être heureux. Je voulais faire de même, prendre mon temps, suivre mes envies et profiter de ce qui m'arrivais. A l'abri du monde extérieur dans cette chambre d'hôtel froide et impersonnelle, blottie dans ses bras je me sentais chez moi.

vendredi 6 mars 2009

Le réveil -Chapitre 15-

« Je crois que »
« -oui Vick qu'est-ce qu'il y a? Si tu me dis que tu veux que j'arrête tu vas me rendre fou.
-non c'est pas ça. Je crois que je dois être honnête avec toi.
-Hum...allez vas-y je t'écoute ».

Il avait entrepris de s'éloigner,cependant je crochetais sa nuque pour ne pas qu'il s'éloigne.

« Avant d'aller plus loin,et sache que ce n'est pas l'envie qui me manque, je tiens à te dire quelque chose. En fait voilà, je ressens des sentiments forts pour toi, mais je n'arrive pas encore à les qualifier. Ça me fait peur car bien que je sois prête à m'investir physiquement, je ne sais pas si je réussirais à te rendre la pareille émotionnellement. Enfin je veux dire, tu compte pour moi ça c'est sur, je t'ai rejoins ici car tu me manquais et qu'en quelque sorte je ne pouvais plus rester loin de toi. Mais mes sentiments pour toi restent encore flous, je n'arrive pas à les définir pour l'instant et je ne veux pas te blesser.
-Bébé!
-Oui?
-J'ai pas mal réfléchis durant ces quelques jours où j'étais seul. J'ai tenté d'analyser ce qu'il se passait et j'en suis arrivé à la conclusion qu'il nous faut prendre tout ça comme une chance. »

Je le regardais avec des yeux ronds ne saisissant pas là où il voulait en venir. Je l'encourageais à continuer par un hochement de tête.

« Regarde Vick, nous avons vécu des choses extraordinaires ensemble que certains mettent toute une vie à ne serait-ce qu'aspirer. Nous en l'espace de deux ans, nous avons tout eu. L'amour, la joie, la surprise, la santé, le succès , l'argent,...mais tout ça ne nous a pas comblé pour autant car nous ne savions pas l'apprécier. Toute cette chance a couru à notre perte. Aujourd'hui nous avons l'occasion de recommencer notre histoire à zéro. De partir sur des bases solides. Je ne veux pas laisser passer cette chance. Alors j'attendrais le temps qu'il faudra. J'ai confiance en toi et en ton coeur mon ange. »

Je ne savais pas quoi répondre. Au lieu de se morfondre, chose que j'aurais surement faite à sa place, il avait trouvé le temps et le courage d'identifier des points positifs à ce qu'il nous arrivait. Il me laissait le temps sans rien attendre en retour si ce n'est mon bonheur.

« Rob...je...merci
-de rien mon ange »

Nous étions toujours dans les bras l'un de l'autre, je n'avais pas relâché mon étreinte. Mes mains quittèrent sa nuque pour aller se perdre dans ses cheveux. Il me souriait. Viollement, je plaquais sa bouche sur la mienne. Il ne m'en fallut pas plus pour retrouver l'état dans lequel je me trouvais cinq minutes auparavant. Je ne me rappelais pas avoir un jour désiré autant un homme. Il me faudrait penser à lui demander si nos ébats passés étaient aussi intenses...Il n'avait pas quitté mes lèvres et sa langue jouait avec la mienne, faisant irradier mon bas ventre. Puis il me quitta pour reprendre l'exploration de ma poitrine. Il commença par me caresser doucement puis sa main fini par se glisser sous mon débardeur; je sentais sa chaleur et son envie contre moi. Il suivit d'abord la courbe de son sein avant de recueillir celui-ci au creux de sa paume. Ferme et doux à la fois. J'entrepris de lui ôter son tee-shirt; son torse était magnifique. De doux muscles saillaient de ses abdominaux et son bas ventre avait la forme d'un V diabolique. Mes mains avides suivaient ses courbes, sa bouche suivaient les miennes. Je n'en pouvais plus, je ne pouvais plus attendre, je le voulais lui, maintenant et complétement.
« Rob je crois que... » Il soupira, agacé cette fois.
« Oui vick?
-Je crois que tu me rends folle. Fais moi l'amour, aime moi... »

jeudi 5 mars 2009

Le réveil -Chapitre 14-

Le repas fut copieux et s'était passé dans le calme. C'était ma première réelle sortie depuis mon réveil et j'appréciais la quiétude de ce moment. Rob m'avait étonné une fois de plus en commandant mon dessert préféré (moelleux au chocolat sur lit de crème anglaise) pendant que j'étais au petit coin. Je me sentais bien, pour tout dire je me sentais vivante. Je savais que je devais ce moment là à la présence de mon compagnon. Puis vint l'heure de remonter dans nos chambres.
« Eub Rob
-Oui-
Comme je suis arrivé à l'improviste, l'hôtel n'a plus de chambre de libre. Cela te pose un problème si je dors dans ta chambre, si ça te dérange dis le, j'irais trouver Ashley je suis sure qu'elle sera ravie.
-Tu es sotte! Bien sur que tu dors dans ma chambre. »

Il était maintenant 23h passées et j'étais épuisé de mon voyage. Je devais aussi reprendre des forces, au téléphone, notre manager m'avais fait comprendre qu'il était temps pour moi de réintégrer les préparatifs, bien que je doutais de ma productivité. Nous étions arrivé dans la suite que Rob se dirigeait vers le téléphone.
« Je vais téléphoner au service d'étage.
-Pourquoi?
-Pour qu'ils m'amènent de quoi me couvrir cette nuit
-Qu'est-ce que tu raconte, il y a suffisamment de couverture dans le lit!
-Il est hors de question que tu couche au canapé!
-Parce que tu ne compte pas dormir avec moi? Lui demandais-je.
-Bien, je pensais en fait te laisser le lit et dormir sur le sofa.
-Oh non! On dort tous les deux, et dans le lit...Enfin sauf si ça te dérange.
-Vick?! Tu crois vraiment que je serais capable de refuser une telle offre? »

Nous ne pûmes nous empêcher de rire.

« Je vais prendre une douche. »Dis-je

La sensation de l'eau chaude sur ma peau me fit un bien fou. Je restais quelques minutes à profiter de cette douce chaleur puis fini par me résoudre à sortir. Je le rejoignis au lit où il regardait la télévision. Sans trop réfléchir, je vins me blottir sur son torse, au creux de ses bras ce qui parut le surprendre mais il se détendit vite. La télé fonctionnait toujours mais je ne la regardais pas. Je rêvassais tandis qu'il caressait mes cheveux. De son côté, il finit par lâcher un soupir d''aise.

« Et bé! au final on dirait que je ne te dérange pas! L'apostrophais-je.
-Oui c'est sur, je me sens formidablement bien là. Tu sens bon. Crois-tu que je puisse t'embrasser pour te souhaiter bonne nuit?
-Hum attends laisse moi peser le pour et le contre de la situation. Disons que je suis dans ta chambre, dans ton lit, dans tes bras...donc je crois que oui tu peux y aller. »

Je me tournais et me plaçais sur mes avants bras afin de lui faire face. Je n'avais plus aucune réticence à l'embrasser. Il faut dire qu'il se débrouillait divinement bien. Ses lèvres vinrent effleurer le coin de ma bouche quelques instants avant de finir par se poser totalement. Ses dents agrippèrent ma lèvre inférieure me faisant ressentir un long frisson dans le bas du dos. Puis sa langue commença à titiller mes lèvres pour se forcer un passage vers ma bouche. Je rendais les armes, incapable de résister. Ma langue vint trouver la sienne. Mes mains s'accrochèrent à lui pendant que mon corps se collait désormais au sien. J'étais comme aspiré au coeur d'un volcan ardent. Je bouillais littéralement. Lui de son côté semblait aussi dérouté que moi, mêlant sa langue à la mienne, me serrant aussi fort qu'il le pouvait. Tout en continuant à m'embrasser, une de ses mains entrepris d 'explorer le haut de mon corps. Carressant doucement ma joue, ma nuque, mes épaules...Il se dirigeait maintenant vers ma poitrine. J'interrompis brusquement notre baiser haletante de désir.
« je crois que... »

mardi 3 mars 2009

Le réveil -Chapitre 13-

Vick.
Dans l'avion qui devait m'amener à Vancouver, j'avais eu le temps de réfléchir à ce que je venais de vivre, à ce souvenir qui m'étais revenu sous la forme d'un rêve. Il s'agissait d'un souvenir réel, j'en étais sure. Je n'avais jamais vu Rob en Edward, je n'avais jamais entendu parler de la forêt. Je n'avais pas pu inventer des faits avec une telle précision. Je me trouvais dans sa chambre à l'attendre, je ne savais pas qu'elle serait sa réaction mais il me fallait tout lui dire afin de savoir à quoi m'en tenir. Il avait semblait surpris mais aussi heureux de me voir. Il ne m'en fallait pas plus, je lui dit tout ce que j'avais sur le coeur et dont j'avais pris conscience peu de temps auparavant. Il me fallait maintenant voir si mon corps s'accordait avec ce que me dictait mon esprit. Au contact de ses lèvres je retrouvais mon foyer. Je me sentais comme chez moi. Ses lèvres douces et charnues étaient familières. Le contact de son corps déclencha en moi une vague de chaleur. Puis j'eus un flash, je voyais nos corps nus enlacés, il faisait jour et le soleil filtrait à travers les volets. Il était doux tout en étant entreprenant. Cette vision fut très courte mais suffit à me projeter quelques mois en arrière. Décidément, mes souvenirs se faisaient de plus en plus pressens. Je reculais mes lèvres des siennes. Un éclat brillait dans ses yeux, un sourire fendait son visage.
« Rob?
-Oui...
-Je viens d'avoir une nouvelle réminiscence. Nous étions vraisemblablement en train de faire l'amour.
-Oh et alors c'était comment?
-Il me semble que c'était plutôt pas mal... »
Cette fois ce fut lui qui pris l'initiative du baiser. Il se fit plus avenant, rendant ce moment beaucoup moins chaste. Passant sa main dans mon cou, puis mon dos. Il me rendait folle mais je ne pouvais pas aller aussi loin aussi vite. Je me raidis, et instantanément il compris et pris de la distance.
« Tu n'as pas faim Vick? » Gentleman il tentait de faire comme si de rien n'était afin de ne pas augmenter ma gêne qui devait être visible.
« -Euh si un peu j'avoue.
-Allez viens on descend au restaurant de l'hôtel.
-Ok, laisse moi le temps d'aller me rafraichir et on y va. »
Rob.
Elle se leva pour aller en direction de la salle de bain. Je venais de vivre un moment magique. La journée avait si mal commencé... Je pensais passer ma soirée seul à déprimer en pensant à elle et au final elle était ici avec moi et venait de me donner la preuve que notre vie passé avait un sens. Ce baiser avait réveillé en moi tant de choses, l'amour inconditionnel que je lui portais, ainsi qu'un désir d'elle que j'avais étouffé depuis l'accident. J'avais compris qu'elle n'était pas prête pour autant, et je ne pouvais que l'accepter. Elle venait de me donner bien plus. Elle avait dit que je lui avait manqué... Je comptais donc pour elle.
Elle sortie au bout de quelques minutes, je me levais, la pris par la taille pour l'accompagner jusqu'à la porte. La lâchant pour fermer à clé derrière nous. Une fois la clé dans ma poche, je ne pus m'empêcher de prendre son visage entre mes mains afin de déposer un court baiser sur ses lèvres. Elle me sourit, silencieuse.
En descendant je me rappelais alors qu'une partie de l'équipe était aussi descendue dans cet hôtel et que nous risquions donc d'être dérangé. Alors que je m'apprêtais à lui faire part de ce petit détail, j'entendis un petit cri enthousiaste juste derrière nous.
« Vick! Oh Vick c'est bien toi tu es là! »
Ashley! Qui d'autre?
Sans laisser le temps a Vick de réaliser elle se jetait sur elle.
« Oh Vick, ça me fait tellement plaisir de te voir!
-Salut ...Ashley! »
L'avait-elle reconnue? Ashley elle même semblait étonnée. Vu ce que je lui avais dit à elle et à l'équipe de l'état de Vick, elle avait du s'attendre à devoir se présenter comme pour la première fois. Apparemment cela n'allait pas être utile. Nous étions alors deux à interroger Vick du regard. Elle partit dans un éclat de rire en voyant nos têtes et finit par avouer.
« J'ai regardé le film avant de venir, et j'ai eu le temps de me documenter un peu dans l'avion! C'est bon détendez vous! Bon on va manger je meurs de faim!»
Par politesse je demandais à Ashley si elle souhaitait nous accompagner. Celle-ci déclina l'offre en prétextant avoir déjà mangé. Je savais que cela était faux. Il me faudrait penser à la remercier un peu plus tard. Nous arrivions au restaurant.
« Mademoiselle Jones, Monsieur Pattinson, si vous voulez bien me suivre... »

dimanche 1 mars 2009

Le réveil -Chapitre 12-

Elle était partie depuis plusieurs jours quand je pris l'avion pour Vancouver afin de rejoindre l'équipe du film. La préparation battait son plein malgré les inquiétudes dues à l'état de Vick. Plus que son état de santé qui était aussi bon que possible au vue des événements, la prod et l'équipe se posaient des questions sur sa capacité future à tenir son rôle. Je tentais de les rassurer. J'avais passé du temps avec elle, elle était toujours la même et jouer ça ne s'oubliait pas, c'était comme le vélo.
Je l'appelais aussi souvent que possible mais cela ne me suffisait pas. Elle me manquait terriblement. Ne pas l'avoir à mes côtés alors qu'elle vivait l'épreuve la plus dure de sa vie était un véritable calvaire que j'endurais en me disant que ce temps lui était nécessaire sinon vital. Je nourrissais aussi l'espoir que cet éloignement l'aide à se remémorer,...
« Rob! Rob? Robert Pattinson?
-Oh excuse moi Kellan, j'étais ailleurs...
-Ouais comme d'hab depuis que t'es arrivé! Faut te reprendre mec! Chris le pauvre va péter un plomb si toi aussi tu t'y met.
-Désolé, qu'est-ce que je peux faire pour toi sinon?
-Ben on allait faire une répet de la scène de l'anniversaire pour planifier les déplacements et les mouvements caméra.
-Ok j'arrive. »
Tout le monde était au RDV: Kellan, Jackson, Peter, Elisabeth, Nikki et Ashley. Moi compris, la famille Cullen était au grand complet. Il ne manquait que notre héroïne. Pour continuer à avancer en son absence, on avait fait appel à une comédienne pour la remplacer le temps des préparations. Chacun tentait de faire bonne figure pour me soutenir du mieux qu'ils pouvaient, mais l'humeur n'était pas à la fête. Je passais mes journées sur le plateau pour rejoindre mon hôtel le soir. J'étais seul,déprimé et de mauvaise compagnie. Les jours passaient inlassablement se déroulant sur le même schéma monotone de répétitions, de lecture et de réunions préparatoires.
Le mardi le soleil avait insufflé un vent de bonne humeur sur le plateau. Bizarrement tout le monde semblait assez excité. Je tournais à l'envers de cette atmosphère ambiante. Je ne devais vraiment pas être agréable à vivre pour mes partenaires. Compatissant ils faisaient preuve d'une patience d'ange. Au programme du jour pour moi, la scène de la rupture. Il me fallait évoquer avec les scénaristes et le metteur en scène la manière de jouer la scène. Seulement, sans Vick pour me donner la réplique, l'exercice s'avérait épuisant pour toute l'équipe. Nous travaillâmes sur cette scène toute la journée. Le soir venu c'est avec un enthousiasme non dissimulé que je rejoignais mon hôtel, mon refuge.
En mettant la clé dans la serrure, je me rendis compte que celle-ci n'était pas verrouillée. Etrange... J'avais fermé derrière moi en quittant ma chambre et le service de l'hôtel officiait d'habitude dans la plus grande discrétion. Je pénétrais dans la chambre quand je me rendis compte qu'un sac de voyage se trouvait près de l'entrée. Tiens qui pouvait être là...
« Tom c'est toi mec? » Pas de réponse.
Je me dirigeais vers le petit salon que comprenait la suite. Assise là sur un des canapés qui me tournait le dos, elle était là. Je n'en croyais pas mes yeux. Mon cœur battait dans ma poitrine comme jamais.
« Mon amour tu es là »
Sans lui laisser le temps de répliquer je me jetais sur elle sans réfléchir aux conséquences de mes actes et la prenait dans mes bras. Elle se laissait faire, et alla même jusqu'à m'étreindre à son tour.
« Salut Rob...
-Salut toi! Qu'est-ce que tu fais là?
-Je...euh je voulais te faire la surprise, apparemment ça a fonctionné, personne n'a vendu la mèche.
-Comment ça, tu veux dire que quelqu'un est au courant de ta présence ici?
-Toute l'équipe je suppose! J'ai téléphoné à ...zut j'ai un trou...notre manager...
-Jeff!
-Oui voilà Jeff, il était vexé que je ne me rappelle pas de lui mais il a plutôt semblait accepter l'excuse de l'amnésie. Je lui ai demandé de m'aider à organiser ma venue sur le plateau au plus vite. Quand je l'ai eu au téléphone il était avec Ashley qui lui a sauté dessus pour me parler. Sans m'en laisser en placer une elle m'a assuré que tout le monde allait être ravis de me voir et que la surprise te serait gardé.
-Mais tu voulais me faire la surprise à ...à moi?
-Oui. »
Elle s'était tue. J'étais ébahie. Selon ses dire elle avait traversé le monde afin de me faire une surprise, cela ne pouvait pas être possible. Elle n'était resté que si peu de temps dans sa famille...que c'était-il passé?
« Rob, j'ai à te parler. Ces quelques jours en France m'ont permis de prendre conscience de pleins de choses. Ça a commencé par ce rêvé étrange que j'ai fais la nuit de mon arrivée, nous étions dans la forêt, tu étais en edward comme je l'ai compris par la suite, ça devait être sur le tournage. Il pleuvait, tout le monde s'affairait de partout et toi tu étais là au milieu de tout ça, serein. Tu t'es approché de moi, tu as commencé à jouer avec tes lèvres sur mon cou, ma joue et tu m'as embrassé. En me réveillant j'avais l'étrange sentiment que cette scène était réelle malgré son contexte. Plus tard quand j'ai reçu le DVD et que j'ai commencé à le visionner, je me suis rendue compte que ce rêve référait au tournage. Je suis sure d'avoir vécue ce moment. Quand je m'en suis rendue compte j'ai aussi réalisé que le sentiment de vide que je ressentais depuis mon retour n'était pas du à la perte de mes souvenirs mais au seul fait que tu n'étais pas avec moi. Rob, tu m'as manqué...Quand j'en ai pris conscience, je ne pouvais pas rester une minute de plus dans cette maison à l'autre bout du monde à attendre que les souvenirs veuillent bien réapparaître. Il me fallait agir, je devais te rejoindre ici pour m'assurer que je n'avais pas rêver. Et non je n'ai pas rêvé, je suis soulagé et heureuse de te voir. Je ne sais pas de quoi a été faite ma vie ces deux dernières années, mais j'ai maintenant la conviction que je les ai passé à tes côtés pour les bonnes raisons. »
Elle avait dit tout ça à une vitesse hallucinante sans me laisser le temps de répliquer. J'étais sous le choc.
«Je...tu m'as manqué aussi Vick, tu ne peux pas t'imaginer à quel point. Je suis le plus heureux des hommes de t'avoir auprès de moi en cet instant et ...
-Rob, tu parles trop! Maintenant si tu le permets j'ai besoin de ton aide pour quelque chose.
-Tout ce que tu voudras. »
Alors elle se rapprocha de moi pour blottir son visage contre mon torse, nous faisant à moitié nous coucher sur le sofa où nous étions assis. Elle paraissait inspirer mon odeur à plein poumons. J'en profitais de mon côté pour enfouir mon nez dans ses cheveux. Son parfum m'avait tellement manqué. Je l'avais entrevu depuis son réveil sans pour autant réussir à le posséder pleinement. Nous restâmes comme ça quelques instants durant lesquels j'étais au paradis, puis brusquement son visage remonta vers le mien afin de se mettre à mon niveau. Je pouvais sentir son souffle chaud et doux sur mon visage, les battements de son cœur résonnaient à l'unisson des miens. Doucement ses lèvres rejoignirent les miennes dans un effleurement de papillon qui dura un instant. Elle ouvrit les yeux, je la regardais éblouie par elle, par sa beauté, par cette tendresse retrouvée. C'était comme si je la gouttais pour la première fois. Je voulais que cet instant dur toujours. Comme si elle avait lu en moi, ses lèvres revinrent trouver les miennes mais ne les fuirent pas cette fois. Elles se firent au contraire plus pressentes. Je pouvais maintenant prendre pleinement conscience de son essence. Ma langue vint forcer le barrage de ses lèvres sans grande résistance. A cet instant, je l'avais retrouvé.